FAQ

Toutes les réponses à vos questions.

 

Qu’est-ce qu’une société coopérative participative (SCOP) ?

Une SCOP est une entreprise coopérative (SA, SARL ou SAS) dont les salarié·es ont vocation à devenir sociétaires (ou associé·es), donc propriétaires majoritaires de leur outil de travail. Le principe 1 personne = 1 voix s’applique, ce qui signifie que chaque sociétaire dispose d’une voix, quels que soient son statut, son ancienneté ou le montant du capital investi au sein de la coopérative.

Dans une SCOP, le partage du profit est équitable :

  • une part (obligatoire) pour les salarié·es, sous forme de participation ;
  • une part (obligatoire) pour les réserves impartageables de l’entreprise, afin d’assurer son développement et sa pérennité ;
  • une part (non obligatoire) pour les sociétaires sous forme de dividendes.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de la Confédération générale des Scop.

 

Quand intégrer une coopérative d’activité et d’emploi ?

Vous pouvez intégrer une coopérative d’activité et d’emploi à tout moment de votre vie professionnelle. Vous pouvez y développer une activité principale ou complémentaire, à temps plein ou à temps partiel. Que votre projet existe déjà ou qu’il soit sur le point d’être lancé, l’important est d’avoir réfléchi à ce que vous souhaitez faire, à vos cibles et clients potentiels et aux objectifs que vous vous fixez.

 

Quelles sont les conditions pour intégrer une coopérative d’activité et d’emploi ?

Une CAE permet à toute personne de tester et de développer son activité. Il est quand même nécessaire de remplir quelques conditions pour l’intégrer :

  • Être inscrit·e à Pôle emploi.
  • Venir avec un projet prêt à démarrer : vous devez maîtriser votre savoir-faire professionnel, avoir réfléchi à vos objectifs et identifié votre cible de clientèle. Cela ne vous empêchera pas de faire évoluer votre projet par la suite. La maturité de votre projet est évaluée lors du premier entretien individuel après la réunion d’information collective.
  • Créer une activité couverte par la responsabilité civile professionnelle de la CAE. Si ce n’est pas possible, nous pouvons vous aiguiller vers une CAE spécialisée dans votre secteur d’activité ou faire appel à un courtier. Malheureusement, nous n’avons pas de solution pour toutes les activités.
  • Avoir une autonomie financière : durant les premiers mois, votre chiffre d’affaires est mis en réserve pour assurer une rémunération suffisante au moment de la signature de votre contrat de travail. Ainsi, dans l’intervalle, vous devrez subvenir à vos besoins par vos propres moyens. Si vous percevez des allocations de Pôle emploi ou d’autres organismes, vous pourrez continuer à les percevoir tout en étant dans la coopérative.
  • Et enfin, un facteur de réussite : votre motivation ! Vous allez passer par de nombreuses étapes plus ou moins prévues, et parfois décourageantes, avant de vivre pleinement de votre nouvelle activité. Votre motivation sera un atout majeur pour avancer.

Quelles différences entre une société de portage et une coopérative d’activité et d’emploi ?

Le point commun entre une société de portage et une CAE est de proposer à des professionnel·les autonomes un cadre juridique et fiscal pour exercer leur activité, en assurant un certain nombre de services : comptabilité, paie, etc. Dans les deux cas, vous exercez dans le cadre d’un contrat salarié. Les CAE vont plus loin que la société de portage sur plusieurs points :

  • La mutualisation des services : en CAE, le contenu des services mutualisés est décidé collectivement et va au-delà de la comptabilité et de la paie. Pour en savoir plus, regardez par ici.
  • L’accompagnement : dans une CAE, vous bénéficiez d’un accompagnement individuel avec des rendez-vous réguliers et la possibilité de solliciter votre chargé·e d’accompagnement ainsi que l’équipe comptable ou RH à tout moment en fonction de vos besoins.
  • La formation : en CAE, vous bénéficiez d’un parcours de formation complet sur les trois premières années pour accompagner le développement de votre activité (bases de gestion, détermination de ses prix de vente, prospection, relation clientèle, etc.). En complément, l’Ouvre-Boîtes propose aussi une offre de formation à la carte pour développer des compétences spécifiques : savoir pitcher son projet, utiliser les réseaux sociaux, prospecter par téléphone…
  • La coopération : intégrer une CAE vous donne accès à un collectif d’entrepreneur·es pour créer des liens, se soutenir, trouver des partenaires de travail, faire connaître votre offre voire développer des offres communes. Ce cadre collectif préserve de l’isolement lié au travail autonome et aide à transformer des concurrences en coopérations. À l’Ouvre-Boîtes, de nombreux temps de formations, ateliers, groupes de travail et rencontres conviviales sont organisés à l’initiative de l’équipe ou des entrepreneur·es: plus de 350 événements par an !
  • L’engagement : dans une CAE, vous n’êtes pas simplement client·e des services de la coopérative, mais vous participez à la construction de cette entreprise partagée et vous aurez la possibilité d’en devenir sociétaire.
  • Une entreprise de l’économie sociale et solidaire : les CAE sont des entreprises d’utilité sociale, au service de leurs membres et de leur territoire d’implantation, qui ont choisi un mode de gestion démocratique et le partage équitable des richesses.

Quelle différence entre une micro-entreprise et une CAE ?

Être auto-entrepreneur·e en créant votre micro-entreprise vous permet d’exercer votre activité de manière indépendante. Vous trouverez la même autonomie en coopérative d’activité et d’emploi, avec les différences suivantes :

  • La mutualisation des services : en CAE, vous utilisez le cadre juridique comptable et fiscal de la coopérative. Inutile de passer du temps à créer votre structure. Vous déléguez une bonne partie de la gestion administrative et vous pouvez vous concentrer sur votre développement d’activité. Pour en savoir plus, regardez ici
  • Le cadre sécurisé : la CAE, via le statut d’entrepreneur·e-salarié·e, vous permet de tester et de développer votre activité tout en gagnant en sécurité puisque vous avez droit au régime des salarié·es (assurance maladie et prévoyance, droits au chômage, cotisation pour la retraite, mutuelle d’entreprise, etc.).
  • L’accompagnement : contrairement à la micro-entreprise, où vous devez vous débrouiller seul·e, vous disposez en CAE d’un accompagnement personnalisé pour développer vos compétences entrepreneuriales et apprendre à gérer votre activité. Vous avez des rendez-vous réguliers et la possibilité de solliciter votre chargé·e d’accompagnement ainsi que l’équipe comptable ou RH en fonction de vos besoins.
  • La formation : Vous bénéficiez d’un parcours de formation complet sur les trois premières années pour accompagner le développement de votre activité (bases de gestion, détermination de ses prix de vente, prospection, relation clientèle, etc.). En complément, l’Ouvre-Boîtes propose aussi une offre de formation à la carte pour développer des compétences spécifiques : savoir pitcher son projet, utiliser les réseaux sociaux, prospecter par téléphone…
  • La coopération : intégrer une CAE vous donne accès à un collectif d’entrepreneur·es pour créer des liens, se soutenir, trouver des partenaires de travail, faire connaître votre offre voire développer des offres communes. Ce cadre collectif préserve de l’isolement lié au travail autonome et aide à transformer des concurrences en coopérations. À l’Ouvre-Boîtes, de nombreux temps de formations, ateliers, groupes de travail et rencontres conviviales sont organisés à l’initiative de l’équipe ou des entrepreneur·es: plus de 350 événements par an !
  • la contribution coopérative : Pour bénéficier de l’accompagnement et de la mutualisation des services, vous versez une contribution à la CAE en fonction de votre chiffre d’affaires. Pour en savoir plus, regardez ici .

Dois-je créer mon entreprise si j’intègre une CAE ?

Il n’est pas nécessaire de créer votre entreprise : si vous intégrez l’Ouvre-Boîtes, vous utilisez le cadre juridique, comptable et fiscal de la CAE et partagez son numéro de SIRET.

En quoi consiste l’accompagnement personnalisé ?

Dès votre entrée en CAE, une personne sera chargée de votre accompagnement et restera votre référente tout au long de votre parcours. Vous aurez des rendez-vous réguliers pour faire le point sur votre situation, vous guider pour développer au mieux votre activité et vous proposer les formations internes pour développer vos compétences entrepreneuriales.

Combien coûte une CAE ?

Pour bénéficier de l’accompagnement collectif et de la mutualisation des services, les entrepreneur·es accompagné·es versent une contribution à la CAE. Elle est validée lors de l’assemblée générale par l’ensemble des sociétaires. À l’Ouvre-Boîtes, la contribution est fixée à 11,5 % de la marge brute (c’est-à-dire le chiffre d’affaires auquel on a soustrait les achats de sous-traitance, marchandises et matières premières). Cette contribution permet de mutualiser les différents services et constitue environ 50 % du budget total de notre CAE. L’autre part est couverte par des fonds publics qui financent certains postes de l’équipe d’appui, l’accompagnement sur les premières années ainsi que nos projets territoriaux.

Quels sont les services mutualisés au sein de la CAE ?

En CAE, le contenu des services mutualisés est décidé collectivement et évolutif. En 2022 à l’Ouvre-Boîtes, nous mutualisons :

  • un outil de gestion commerciale (Endi)
  • un service de gestion administrative et comptable
  • un service juridique et de paie
  • un service de réponse aux appels d’offres et de suivi de la formation professionnelle
  • les services bancaires et l’assurance professionnelle
  • plusieurs lieux de travail en Loire-Atlantique et Vendée : salles de co-working et de réunion, boutiques pour les créateurs, espaces pour les métiers du bien-être, cuisine partagée pour les métiers de bouche, stands communs sur des marchés ou des salons professionnels…
  • des agréments et services pour l’exercice d’activités spécifiques : carte de marché ambulant, certification formation professionnelle (Qualiopi), agrément pour l’encaissement de titres restaurant…
  • une complémentaire santé (mutuelle d’entreprise)

Puis-je exercer n’importe quelle activité et rejoindre l’Ouvre-Boîtes ?

L’Ouvre-Boîtes est une coopérative généraliste. Vous pouvez exercer tout type d’activité au sein de l’Ouvre-Boîtes, dans les conditions suivantes:

  • l’activité est légale et peut être garantie par la responsabilité civile professionnelle de la coopérative.
  • il ne s’agit pas d’une activité réglementée : avocat·e, architecte, expert·e-comptable, taxi, etc.
  • si l’activité nécessite un bail commercial, des embauches de personnel ou des investissements en capitaux importants, elle ne pourra sans doute pas entrer dans la CAE. N’hésitez pas à nous questionner.

Pour des activités spécifiques, comme le service à la personne, le bâtiment, l’agriculture ou les activités culturelles, vous pouvez contacter les CAE partenaires spécialisées en Pays de la Loire :

  • Bâticréateurs pour le bâtiment
  • Oz pour les activités culturelles
  • CoopChezVous pour le service à la personne
  • La Ciap pour l’agriculture


Puis-je exercer plusieurs activités en CAE ?

Du moment que ces activités entrent dans le cadre de l’Ouvre-Boîtes, il est tout à fait possible d’exercer plusieurs activités, même si ces dernières sont très éloignées. Vous pouvez développer des sites Internet et fabriquer des meubles en bois, exercer comme coach et vendre des marrons chauds, être clown et informaticien, etc.

J’habite en Loire-Atlantique ou en Vendée mais l’Ouvre-Boîtes n’est pas présent dans ma ville, comment faire ?

L’Ouvre-Boîtes dispose de plusieurs pôles d’accueil en région. Retrouvez-les ici et inscrivez-vous à la réunion d’information collective la plus proche de chez vous.

Nous lançons une activité à deux, est-ce possible en CAE ?

Oui, il est tout à fait possible d’intégrer une CAE à deux ou plus pour une activité commune, du moment que toutes les personnes répondent aux conditions d’entrée .

Puis-je faire partie de plusieurs CAE en même temps ?

Oui, il est possible de faire partie de plusieurs CAE en même temps. Un jardinier peut par exemple exercer à l’Ouvre-Boîtes pour des prestations aux entreprises et à CoopChezVous pour du service à la personne.

Quelle différence entre le contrat d’appui au projet d’entreprise (CAPE) et le contrat d’entrepreneur salarié associé (CESA) ?

La première année de développement et d’exercice de votre activité au sein de la coopérative se déroule sous un contrat d’appui au projet d’entreprise (CAPE). Ce dernier vous permet de réaliser tous les actes de commerce nécessaires au test de votre activité dans des conditions réelles. Pendant cette période, vous n’êtes pas encore salarié·e de la coopérative et vous conservez votre statut antérieur. Votre chiffre d’affaires vous permet de payer vos charges d’activité et la contribution coopérative. Le bénéfice, si vous en réalisez, s’accumule sur votre compte d’activité pour générer vos premiers salaires lors de votre passage en salariat (CESA).

C’est à la signature du contrat d’entrepreneur·e salarié·e associé·e (CESA), après environ une année de test, que vous devenez salarié·e de la coopérative et que vous bénéficiez de tous les droits sociaux liés au salariat.

Combien de temps ça prend d’intégrer la CAE ?

La première étape pour intégrer l’Ouvre-Boîtes est de participer à une réunion d’information collective. Attention, nos réunions d’information se remplissent vite. Il vous faudra peut-être attendre un mois ou deux avant de pouvoir y participer. Pensez donc à anticiper votre inscription : inscrivez-vous ici.

Un rendez-vous de diagnostic individuel vous est proposé dans un délai assez bref après la réunion d’information. Pour connaître l’ensemble du parcours d’un·e entrepreneur·e dans une CAE, c’est par ici.

si ça ne marche pas, est-ce que je peux facilement sortir d’une CAE ?

Si votre projet n’aboutit pas ou si vous souhaitez quitter la coopérative, nous engageons alors soit la rupture de votre contrat CAPE, soit une rupture de votre contrat CESA, comme pour une entreprise classique. Si vous êtes sociétaire au moment du départ, vous récupérez les parts que vous avez investies dans la coopérative.

Comment puis-je prendre part aux décisions de la coopérative ?

Chaque entrepreneur·e d’une CAE a vocation à devenir sociétaire et ainsi prendre part aux décisions de la coopérative. Au bout de trois ans d’ancienneté, vous pouvez demander à devenir sociétaire (ou choisir de sortir de la coopérative). Votre candidature sera étudiée par les sociétaires, puis soumise à l’approbation en assemblée générale. Dès lors que vous devenez sociétaire, vous disposez d’une voix pour vous exprimer lors des assemblées générales et autres réunions en lien avec des prises de décisions stratégiques.

Est-on obligé·e de devenir sociétaire ?

Après trois années d’ancienneté dans la coopérative, vous avez le choix de candidater au sociétariat (devenir sociétaire en apportant des parts à l’entreprise et participer à la prise de décision) ou de sortir de la coopérative (en signant une rupture conventionnelle). Le sociétariat fait partie des caractéristiques principales des coopératives, où les salarié·es sont propriétaires de leur outil de travail et décident avec l’ensemble des parties prenantes. Le principe démocratique est « une personne = une voix ».